Nucléaire iranien : les Occidentaux feraient pression sur l’AIEA pour blâmer Téhéran
Des diplomates rapportent que les puissances occidentales envisagent de faire pression sur le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour déclarer que l’Iran ne respecte pas ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire. Cette déclaration, qui serait une première depuis une vingtaine d’années et qui devrait avoir lieu lors de la prochaine réunion trimestrielle, intervient au moment où Washington et Téhéran mènent des négociations indirectes sur le programme nucléaire iranien par l’intermédiaire du sultanat d’Oman. L'AIEA doit envoyer son prochain rapport sur les activités nucléaires iraniennes aux États membres avant sa prochaine réunion, qui commence le 9 juin. Une partie de ce rapport doit porter sur la coopération iranienne avec l’agence onusienne, comme exigé par une résolution de novembre. Washington, en compagnie de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, regroupés sous le nom Une femme passe devant une peinture murale anti-américaine près de l'ancienne ambassade américaine à Téhéran, le 11 mai 2025. Photo : Getty Images / AFP / ATTA KENARE Selon des sources diplomatiques citées par Reuters, une fois le rapport publié, les États-Unis vont rédiger une résolution déclarant que l'Iran ne respecte pas ses obligations. La dernière fois que l'AIEA a pointé du doigt l'engagement iranien à respecter ses obligations remonte à septembre 2005, après la découverte d'activités nucléaires clandestines en Iran. Depuis cette date, il y a eu un accord, en 2015, selon lequel les activités nucléaires iraniennes devaient être encadrées par l’AIEA. Après la signature de l’accord, la République islamique d’Iran était soumise à des inspections régulières des experts de l’AIEA. Cependant, après le retrait unilatéral des États-Unis en 2018, durant le premier mandat de Donald Trump, l’Iran s’est désengagé progressivement de l’accord, qui était devenu caduc. Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Abbas Araghchi, a mis en garde jeudi contre les Par ailleurs, la République islamique d’Iran a convoqué le chargé d’affaires de l’Autriche à Téhéran à la suite de la publication d’un rapport des services secrets autrichiens selon lequel l’Iran chercherait à se doter de l’arme nucléaire. Les autorités iraniennes ont protesté contre le rapport, affirmant Le 27 mars dernier, la directrice du renseignement américain Tulsi Gabbard a affirmé devant la commission du renseignement du Sénat que la communauté du renseignement américain Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, des négociations indirectes ont commencé le 12 avril entre les deux pays. Des séries de rencontres ont eu lieu à Oman et en Italie. Pourparlers indirects sur le programme nucléaire iranien à Rome, le 19 avril 2025. Photo : Reuters / Italian Foreign Ministry Selon les déclarations aux médias des deux parties, le point d’achoppement réside dans l’enrichissement de l’uranium. Dans un premier temps, les Américains ne montraient pas d’opposition à ce que Téhéran enrichisse l’uranium, mais ces dernières semaines, le négociateur américain Steve Witkoff a indiqué dans une entrevue que l’Iran doit arrêter tout enrichissement. Ce que Téhéran refuse, considérant sa capacité d’enrichir de l’uranium comme une ligne rouge. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran enrichit actuellement l'uranium à 60 %, bien au-delà de la limite de 3,67 % autorisée par l'accord de 2015, mais en deçà du taux de 90 % nécessaire pour un usage militaire. Avec les informations de Reuters, Times of Israel, Newsweek et Times of TeheranE3
, ont été à l'origine de résolutions adoptées par l'AIEA appelant Téhéran à s'expliquer sur les traces d'uranium retrouvées par l'agence onusienne sur des sites non déclarés.
Reprise des négociations et renseignement
spéculations médiatiques
concernant les négociations en cours avec les États-Unis. L'Iran est de bonne foi quant à une solution diplomatique qui serve toutes les parties. Mais cela nécessite un accord qui lève totalement les sanctions et garantisse les droits nucléaires de l'Iran, y compris l'enrichissement
, a-t-il écrit sur X.La voie vers un accord passe par la table des négociations, et non par les gros titres
, a-t-il ajouté. la contradiction du rapport des services de renseignements autrichiens avec de nombreux rapports de l’AIEA
. continue d'estimer que l'Iran ne construit pas d'arme nucléaire et que le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, n'a pas autorisé le programme d'armes nucléaires qu'il a suspendu en 2003
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